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LUIS BUNUEL


BIOGRAPHIE

Luis Buñuel (22 février 1900 à Calanda, Aragon, Espagne - 29 juillet 1983 à Mexico, Mexique).

Luis Buñuel est né le 22 février 1900 à Calanda (Aragon), dans une petite ville réputée pour son "obscurantisme" religieux.
Il vient au monde dans une famille nombreuse mais riche et par conséquent il suivra une éducation jésuite. Toute son œuvre fut marquée par cette contrainte.
Il est l'aîné de sept enfants. Mère catholique, père libéral, famille aisée. Collège des jésuites à Saragosse, de huit à quinze ans, puis lycée laïc. à cette époque, il lit Darwin et perd la foi, mais aura toujours des amis prêtres ou religieux
Dans son enfance, il a été marqué par le somnambulisme d'une de ses tantes et que sa famille racontait leurs rêves à table.

À 17 ans, il part à Madrid pour commencer des études supérieures, il rencontre Salvador Dali et Federico Garcia Lorca, apporte son soutien au mouvement dadaïste.
Ses capacités pour les sciences naturelles le poussent à intégrer les cours du Museum d'histoire naturelle.

Après la mort de son père en 1923, il termine un diplôme en philosophie et en 1925 il part pour Paris comme secrétaire d'Eugenio Ors dans le cadre de la Société internationale de Coopération Intellectuelle. À Paris il écrit une adaptation de "Hamlet", débute dans la mise en scène au théâtre, mais surtout, il s'intéresse de plus en plus au cinéma, écrit quelques critiques pour pouvoir bénéficier d'une carte de presse. Un soir, c'est la révélation pour Buñuel, avec la projection d'un film de Fritz Lang, "Les trois lumières" ("Der Mude Tod"). Il décide de faire du cinéma.

Afin d'intégrer ce milieu relativement fermé, il s'inscrit à l'école de comédien de Jean Epstein, son travail acharné le fera nommer assistant réalisateur sur le tournage, en 1926, de "Mauprat", puis, en 1928, de "La chute de la maison Usher". Durant ces années, il apprend la technique auprès des chefs opérateurs, et réussit à se faire virer du tournage de Usher pour avoir été très critique envers Epstein.

En 1928, avec l'aide matérielle de sa mère, Luis Buñuel tourne son premier film Un chien Andalou dont le scénario est écrit en collaboration avec Salvador Dalí. Ce court-métrage attire l'attention sur lui. Dans un premier temps, ce film est projeté en privé pour Man Ray et Louis Aragon. Très enthousiastes, ces derniers demandent à Buñuel d'organiser une séance pour les surréalistes.
A cette première projection, Buñuel est venu présenter le film, des cailloux plein les poches car "s'ils avaient dit que le film n'était pas bon, je leur jetais au visage".

Jean Cocteau trouve le film magnifique et présente Buñuel au vicomte de Noailles qui venait de proposer à Cocteau de faire un dessin animé, qui a donné finalement un film avec des personnages réels "Le sang d'un poète". Le vicomte de Noailles, véritable mécène, produisit aussi un autre film "L'age d'or".

Le 30 novembre 1930, après la première projection du film L’Âge d’or co-réalisé avec Salvador Dalí, (selon José Pierre : « Peut-être l'unique film intentionnellement surréaliste »), la censure exige des coupes. Quelques jours après, la Ligue des patriotes et la Ligue anti-juive saccagent le Studio 28 à Montmartre, rue Tholozé, Paris 18ème, qui projette le film et propose dans son hall une exposition d'œuvres surréalistes. Ce saccage est le déclenchement d'une virulente campagne de presse contre les surréalistes, et le préfet de police Chiappe fait saisir le film. En fait, seule la copie de projection sera saisie, le négatif restera à l'abri de la destruction, mais l'interdiction ne sera levée décision qu'en 1982, pour une projection au Festival de Cannes et à la télévision française, un an avant la mort du cinéaste.

Buñuel va passer quelques mois à Hollywood, il y rencontre Chaplin et Eisenstein, y provoque un scandale en gâchant une fête de Noël (il casse tout), et revient à Madrid, où il réalise "Terre sans pain" en 1932, sur la misère espagnole dans la région des Hurdes, film annonçant la guerre civile et interdit en Espagne.

Entre 1933 et 1935, Bunuel travaille pour des compagnies américaines et participe à Madrid 36, un documentaire pro-républicain, avant de partir aux Etats-Unis en mission officielle pour la République espagnole.

La guerre d’Espagne commence, Buñuel va en Espagne pour travailler avec les anarchistes et les républicains. Franco arrive, il repart aux Etats-Unis en passant par Paris.
Il avait déjà fait un stage à la MGM, où stagiaire sur un film avec Greta Garbo, elle l’interdit de plateau, il touchait ses sous sans rien faire.

Buñuel va faire des centaines de choses différentes, production, montage, attaché d'ambassade à Paris, conseiller technique aux États-Unis. Mais les producteurs ont peur de ses convictions politiques (et le gouvernement demande à ce que la situation en Espagne soit occultée), du coup Buñuel est viré par Hollywood, il part en 1941 pour New-York afin de travailler au musée d'Art Moderne. Il y travaille, entre autre, pour démontrer l'efficacité et le danger des films de propagande nazis (il utilise en particulier un film de Leni Riefenstahl "Triomphe de la volonté" tourné en 1934). C'est là que Dali fait paraître son autobiographie, dans laquelle il ne ménage pas Buñuel et où il met l'accent sur son anticléricalisme et son Marxisme forcené, deux aspects de Buñuel un peu incompatibles avec un séjour aux États-Unis, les pressions se font de plus en plus difficiles à supporter, finalement Buñuel est contraint de s'exiler au Mexique.


La période mexicaine

En 1949, on lui propose de faire une comédie musicale policière Gran Casino (Le grand noceur) et la carrière de Buñuel va commencer.
Ce film co-écrit par Luis Alcoriza, inaugure ainsi une longue collaboration s’étalant sur dix films, jusqu’à L’ange exterminateur (1962), en passant par Los Olivados (1950), primé à Cannes.
Buñuel commence alors à avoir plus de liberté et se permet davantage d’audace dans sa mise en scène. Durant cette période, il tourne plusieurs films témoignant de son anticléricalisme (Don Quentin l’amer, 1951), puis passe progressivement à un rejet du dogmatisme chrétien, au départ par touche, aux détours de scènes oniriques (La Montée au ciel, 1952). Le désir, refoulé ou non, par l’intermédiaire de ses personnages, lui permet également d’approfondir son étude, dont on retrouve les traces durant cette période mexicaine dans Susana la perverse (1951), El (1953), Les Hauts de hurlevents (1954) ou encore La Vie criminelle d’Archibald Cruz (1955) qui lui ouvre les portes des co-productions françaises. Ainsi, avec Cela s’appelle l’aurore (1956) et son approche humaniste (bientôt contestée) ou La fièvre monte à El Pao (1959) et ses penchants réformistes, ses films se font manifestement plus politiques. Avant son retour en Europe, pour Viridiana (1961), qui a précédé un petit détour par quelques co-productions américaines pour lesquelles il réalise entre autres La jeune fille (1960), Buñuel tourne l’un des plus beaux films de sa période au Mexique, Nazarin (1959). L’histoire d’un prêtre par lequel le cinéaste témoigne de son aversion pour les vertus essentielles du christianisme comme la pitié ou la charité qu’il traite comme une soumission.

A Cannes en 1950, Los Olvidados fait redécouvrir Buñuel. Les français s’intéressent beaucoup à lui. Il tourne ainsi 2 films français : « Cela s’appelle l’aurore » et « La mort en ce jardin ».

En 1960, Il décide de retourner en Espagne où il se voit proposer de tourner Viridiana, qui obtient la Palme d'or au Festival de Cannes mais surtout provoque de gros remous politiques, diplomatiques et religieux. Le régime de Franco, après avoir permis le tournage et accepté que le film représente l'Espagne au Festival finit par l'interdire complètement. Les copies espagnoles sont saisies et détruites mais le film est distribué normalement en France. Le film est distribué en Espagne en 1977, deux ans après la mort du Caudillo.

Après Viridiana suivra L'Ange exterminateur.

Puis il rencontre un scénariste Jean-Claude Carrière et un producteur Serge Silberman. Il tourne « le journal d’une femme de chambre » avec Jeanne Moreau d’après un roman d’Octave Mirbeau, déjà porté à l’écran par Jean Renoir aux Etats-Unis. Il retourne au Mexique tourner « Simon du désert ». Puis il tourne en 1966 « Belle de Jour », son seul plus gros succès commercial. A partir de là, il continuera à tourner avec presque majoritairement des capitaux français.

En 1973, Bunuel était nominé pour l'Oscar du meilleur film étranger avec Le charme discret de la bourgeoisie. Un journaliste lui demande: “M. Bunuel croyez-vous gagner le prix ?” Il répond: " Mais bien entendu ! J'ai déjà donné 50 000 dollars aux américains et je leur ai promis 50 000 autres dollars après réception du prix." Après avoir remporté l'Oscar, il déclara. "Voyez, les Américains ont bien des défauts mais ce sont des gens de parole !".

Il meurt le 29 juillet 1983 à Mexico.


FILMOGRAPHIE

1928 : Un chien andalou
1930 : L'âge d'or
1962 : L'ange exterminateur(El angel exterminador)
1964 : Le journal d'une femme de chambre
1965 : Simon du désert (Simon del desertio)
1966 : Belle de jour
1969 : La voie lactée
1970 : Tristana
1972 : Le charme discret de la bourgeoisie
1974 : Le fantôme de la liberté
1977 : Cet obscur objet du désir

DOCUMENTAIRES

1984 : Arena : The life and times of Luis Buñuel , United Kingdom, BBC, d'Anthony Wall - 65 min

1997 : Un Buñuel mexicain (El Buñuel mexicano) de Emilio Maillé - 56 min
Proposé en bonus du coffet DVD "L'ange exterminateur / Simon du désert"
Production : Rumba Productions, PM Audiovisuel, Centre Georges Pompidou, Ciné Cinéfil
Première diffusion sur Ciné-Cinéfil, Décembre 1997.

2000 : À propos de Buñuel (A propósito de Buñue) de José Luis López-Linares et Javier Rioyo

2008 : El último guión. Buñuel en la memoria" de Gaizka Urresti


LIENS

blogathon Luis bunuel recensant divers liens en anglais

Site Cervantes en Espagnol célébrant le 100 ème anniversaire de la naissance de Bunuel

DIVERS

Pour quelques citations extraites de ses entretiens ou autres, c'est ICI

Quelques principes de la technique de travail de Bunuel, c'est ICI

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Dernière modification le : 29/11/2008 @ 18:05
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