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SELECTION OFFICIELLE CANNES 2009

Affiche Festival Cannes 2009

LE JURY

Isabelle Huppert, Président, entouré de :

Asia Argento (actrice, scénariste, réalisatrice - Italie)
Nuri Bilge Ceylan (réalisateur, scénariste, acteur - Turquie)
Lee Chang-dong (réalisateur; écrivain, scénariste - Corée)
James Gray (réalisateur, scénariste - Etats-Unis)
Hanif Kureishi (écrivain, scénariste - Royaume-Uni)
Shu Qi (actrice - Taiwan)
Robin Wright Penn (actrice - Etats-Unis)

Le jury de la Cinéfondation et des courts-métrages :

John Boorman, Président (réalisateur, écrivain, producteur - Royaume-Uni)
Bertrand Bonello (Réalisateur - France)
Ferid Boughedir (Réalisateur - Tunisie)
Leonor Silveira (Actrice - Portugal)
Zhang Ziyi (Actrice - Chine)

Jury Un Certain Regard


Jury Caméra d’or


Maitre des cérémonies d'ouverture et de clôture retransmise sur CANAL + : Edouard Baer qui officie dans ce rôle pour la deuxième fois de suite.

SELECTION OFFICIELLE - COMPETITION

20 films en compétition avec cette année des grands noms habitués de Cannes : 4 anciens palmés d'or (Tarantino, Lars Von Trier, Jane Campion et Ken Loach), 9 autres déjà présents en compétition avec un passé cannois plus ou mpoins rempli (Almodovar, Elia Suleiman qui fit impression avec Intervention divine, Gaspar Noé qui fit scandale avec Irréversible, Brillante Mendoza qui divisa les festivaliers l'an dernier avec Serbis, Xavier Giannoli qui présenta Quand j'étais chanteur, avec Depardieu, Park Chan-Wook qui impressionna avec Old boy, Andrea Arnold, qui eut les honneurs de la compétition avec son premier long métrage il y a 3 ans, Marco Bellochio plusieurs fois en compétition ainsi que Michael Haneke....)


ETREINTES BRISEES (Los abrazos rotos)
de Pedro Almodóvar
Durée : 2h 9min
Sortie en salles : 20 Mai 2009
Avec Penélope Cruz, Blanca Portillo, Lluis Homar
Almodovar a déjà été récompensé deux fois : Prix de la mise en scène en 1999 pour Tout sur ma mère et Prix du scénario en 2006 pour Volver.
Almodovar décrit le film comme "une histoire d’amour fou mis en scène comme un polar des années 50".

Dans l'obscurité, un homme écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a eu un violent accident de voiture, dans lequel il n'a pas seulement perdu la vue mais où est morte Lena, la femme de sa vie.
Cet homme a deux noms : Harry Caine, pseudonyme ludique sous lequel il signe ses travaux littéraires, ses récits et scénarios ; et Mateo Blanco, qui est son nom de baptême, sous lequel il vit et signe les films qu'il dirige. Après l'accident, Mateo Blanco devient son pseudonyme, Harry Caine. Dans la mesure où il ne peut plus diriger de films, il préfère survivre avec l'idée que Mateo Blanco est mort avec Lena, la femme qu'il aimait, dans l'accident.
Désormais, Harry Caine vit grâce aux scénarios qu'il écrit et à l'aide de son ancienne et fidèle directrice de production, Judit García, et du fils de celle-ci, Diego. Depuis qu'il a décidé de vivre et de raconter des histoires, Harry est un aveugle très actif et attractif qui a développé tous ses autres sens pour jouir de la vie, sur fond d'ironie et dans une amnésie qu'il a volontairement choisie ou, plus exactement, qu'il s'est imposé. Il a effacé de sa biographie tout ce qui est arrivé quatorze ans auparavant. Il n'en parle plus, il ne pose plus de questions ; le monde a eu vite fait d'oublier Mateo Blanco et il est lui-même le premier à ne pas désirer le ressusciter...
Une histoire d'amour fou, dominée par la fatalité, la jalousie et la trahison. Une histoire dont l'image la plus éloquente est la photo de Mateo et Lena, déchirée en mille morceaux.





Critiques :

"...le réalisateur madrilène a concocté le film parfait pour Cannes : à la fois auteuriste et grand public, cinéphile et jubilatoire, classique et moderne, avec une megastar (Penélope Cruz, pénélopissime) et un casting de seconds rôles délicieux (mention spéciale à Lola Duénas dans le rôle de « la femme qui lit sur les lèvres »). Pour faire bonne mesure, le scénario mixe comédie, mélo, polar et film noir, avec des hommages évidents aux maîtres de chacun de ces genres (Douglas Sirk, Hitchcock, Rosselini...) , à commencer par Almodovar lui-même. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, surtout quand on s’appelle Pedro.
Comme à son habitude, Almodovar parvient à raconter cette histoire à tiroirs multiples et à mélanger les genres (jusqu’au « film dans le film »), avec une aisance et une fluidité absolument épatantes.Du grand art.Comme « déclaration d’amour au cinéma » (sic), c’est tout simplement virtuose. Un peu trop peut-être?
À force de citations et d’auto-citations, Almodovar semble avoir oublié de produire de l’émotion.Ce qui est tout de même un comble pour le roi du mélo flamboyant.Étreintes brisées risque ainsi de rester dans les mémoires comme un grand film malade du cœur.
Et la Palme alors? Rien n’est perdu puisqu’elle pourrait, fort légitimement, consacrer Almodovar pour l’ensemble de sa carrière, dont ce dernier film fait, en quelque sorte, l’exacte synthèse."
Philippe Dupuy - Nice Matin

INGLORIOUS BASTERDS
de Quentin Tarantino (Etats-Unis)
Tarantino lauréat de la palme d'or en 1994 avec Pulp fiction, président du jury en 2004, leçon de cinéma en 2008.
Durée : 2h 40min
Date de sortie : 19 Août 2009
Avec : Brad Pitt, Mélanie Laurent, Diane Kruger, Mike Myers, Samuel L. Jackson, Eli Roth, Maggie Cheung (qui a remplacé Isabelle Huppert), Léa Seydoux

Durant la Seconde Guerre mondiale, un groupe de soldats Alliés condamnés à mort se voient offrir une seconde chance s'ils acceptent une mission-suicide en territoire ennemi.

Affiche teaser américaine






Critiques :

"C’est peu dire que le nouveau Tarantino était attendu à Cannes, y compris au tournant, après la grosse déception du Boulevard de la mort, il y a deux ans. Annoncé en compétition depuis l’été dernier (huit mois avant la publication de la sélection, un record), Inglourious Basterds va diviser la critique et les fans du réalisateur américain.
À en croire Tarantino lui-même, Inglourious Basterds devait être « film de guerre revu en western spaghetti ». Programme alléchant, mais trompeur. Seule la première partie s’y conforme, en effet, avec une ouverture directement inspirée d’Il était une fois dans l’Ouest, dans laquelle un officier nazi (Christoph Waltz, véritable révélation du film) débarque dans une ferme française pour chercher les juifs qui s’y cachent.
La présentation des “ Inglourious Basterds ” (commando de soldats juifs américains transformés en tueurs de nazis) est, elle, empruntée au film éponyme d’Enzo Castellari daté de 1978. Jusque-là tout va bien.
Par la suite, Tarantino revient à une forme beaucoup plus classique pour raconter la vengeance de la seule survivante du massacre initial (Mélanie Laurent, très à son avantage), devenue propriétaire à Paris d’un cinéma, dans lequel Goebbels veut organiser une projection en présence du Führer, et le complot des “ Basterds ” pour tuer Hitler pendant la séance.
Divisé en cinq chapitres, le film passe ainsi successivement d’ Il était une fois dans l’ouest de la France occupée aux Douze Salop(e) rds, puis à Quentin fait de la résistance, pour finir sur La Dernière Séance.
Un parcours en montagnes russes, avec des hauts (la présentation des “ Basterds ”, avec un Brad Pitt exceptionnel en parodie de John Wayne et de Lee Marvin) et des bas (la très longue et très inutile scène dite de “ La Louisiane ”, où les conjurés sont obligés de jouer aux devinettes avec des nazis), des accès de violence soudains (mitraillages et prises de scalps) et de longues séquences de parlotte (le péché mignon de Quentin).
On ne s’ennuie jamais, bien que le film dure plus de deux heures trente, mais on ne grimpe pas au rideau non plus.
Copie moyenne donc, et un peu hors sujet, puisque les “ Basterds ” sont sacrifiés au profit d’une parabole lourdingue sur le cinéma qui peut sauver le monde."
Philippe Dupuy - Nice Matin


BRIGHT STAR
de Jane Campion
Genre : Drame, Romance
Durée : 2h
Date de sortie : 22 Juillet 2009
Avec : Abbie Cornish (Elizabeth: l'Age d'or), Ben Whishaw (I'm not there) et Paul Schneider (L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford).

Jane Campion, lauréate de la palme d'or en 1993 pour La leçon de piano n'était pas revenue depuis en compétition.
Pitch : une histoire d'amour contrariée entre le poète John Keats (1795-1821), et la belle Fanny Brawne, dans l'Angleterre conservatrice du 19e siècle.

Ben Whishaw et Abbie Cornish


Critiques :

"On retrouve dans Bright Star les qualités formelles et esthétiques de La leçon de piano mais, hélas, pas les autres. Ce drame romantique ampoulé, qui raconte l’amour impossible du poète John Keats (Ben Whishaw) avec une jeune fille de bonne famille (Abbie Cornish, deuxième candidate crédible au prix d’interprétation), nous a en effet laissé de marbre.
Les relations entre le sentiment amoureux et la création artistique, qui auraient pu donner un peu de fond au film, sont largement éludées au profit de la seule histoire d’amour. De sorte qu’on ne retient, au final, que l’esthétique léchée, la beauté des lumières et le jeu des acteurs, tous excellents. Verdict général à l’issue de la projection de presse : « C’est beau, mais c’est chiant ». Ce n’est pas du John Keats, mais ça résume assez bien l’affaire."
Philippe Dupuy - Nice Matin

LOOKING FOR ERIC
de Ken Loach
Ken Loach, grand habitué de Cannes avec 14 participations toutes sections confondues, 4 prix dont une palme d'or en 2006 pour Le vent se lève.
Pitch : un postier amoureux du ballon rond et plus précisément de Manchester United
Avec : Eric Cantona dans son propre rôle
Sortie en salles : 27 mai 2009

Eric Bishop, postier à Manchester, traverse une mauvaise passe.
Sous son nez, ses deux beaux fils excellent dans des petits trafics en tous genres, sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur et sa vie sentimentale est un désert.
Malgré la joyeuse amitié et la bonne humeur de ses collègues postiers qui font tout pour lui redonner le sourire, rien n'y fait...
Un soir, Eric s'adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa chambre semble l'observer d'un oeil malicieux. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ?
Eric en est persuadé, le King Cantona peut l'aider à reprendre sa vie en mains...







Critiques :

"Rompant avec le réalisme social qui a fait sa marque (au risque de s’aliéner ses thuriféraires les plus exaltés, on en connaît), Ken Loach offre avec Looking for Eric une comédie tendre et humaine, mais surtout absolument hilarante. Rien à voir avec les hommages confits rendus lors des dernières éditions à Maradona (Kusturica) et Zidane (Un portrait du XXIe siècle).
Ken Loach, pourtant fan de foot invétéré et approché par Cantona lui-même pour réaliser un film sur sa relation avec ses fans, a choisi plutôt de s’amuser avec le mythe Canto, à travers sa faconde méditerranéenne et ses fameux aphorismes (« Je ne me suis toujours pas remis de tes foutues mouettes », lui dit le héros du film. La vidéo historique de la déclaration est insérée dans le générique final).
Car le Eric du titre n’est pas Cantona, mais un postier dépressif de Manchester (Steve Evets, grand favori pour le prix d’interprétation) qui confie ses misères quotidiennes au poster de son idole et qui, à force de fumer les pétards de l’un de ses deux fils adoptifs, voit le vrai Canto (exceptionnel !) débarquer dans sa chambre et lui prodiguer ses conseils. Outre des scènes comiques irrésistibles, comme celle du training psychologique du héros par ses amis postiers (personnages et acteurs également formidables), le film offre une réhabilitation du monde des supporters, sur lequel il porte un regard plein de tendresse. C’est aussi un grand film sur l’amitié et une jolie histoire d’amour, en même temps qu’un mini-thriller familial (le héros va devoir tirer l’un de ses fils des griffes d’un caïd local).
Bref, on ne s’ennuie pas une seconde pendant deux heures, ce qui a rarement été le cas depuis le début du Festival. Après Fish Tank, notre second coup de cœur de l’édition."
Philippe Dupuy - Nice Matin


TAKING WOODSTOCK
de Ang Lee
Durée : 1h 50min
Date de sortie : 09 Septembre 2009
Avec : Liev Schreiber, Jeffrey Dean Morgan et Emile Hirsch pour têtes d'affiche.

Ang Lee, hors compétition à Cannes en 2000 avec Tigre et dragon, est lauréat de deux lions d'or à Venise avec Le secret de Brockeback Mountain en 2005 et Lust caution en 2007.
Une fable sur le célèbre Festival de 1969

Durant le turbulent été 69, un jeune homme travaille dans le motel de ses parents dans les Catskills, et va malgré lui mettre en branle ce qui deviendra Woodstock, le concert qui donna la définition de toute une génération...



Critiques :

"Taking Woodstock raconte donc la génèse et la tenue du festival, du point de vue d’un jeune campagnard dont la vie fut durablement changée par l’événement. Ce n’est pas un film musical (bien que la bande-son soit très présente), c’est un film d’initiation, qui montre la bascule d’un monde ancien dans un nouveau, avec une galerie de personnages ahurissants et aucune espèce de nostalgie, ni de récupération. C’est intelligent, malin, drôle et léger comme de la fumée de pétard. On en reste baba!
Cela ne fera probablement rien au palmarès, mais c’est notre coup de cœur cannois de l’année."
Philippe Dupuy - Nice Matin


VENGEANCE
de Johnnie To (Hong-Kong)
5eme participation de Johnny To, en et hors compétition
Avec Johnny Halliday, Sylvie Testud
Sortie en salles : 20 Mai 2009

Un père vient à Hong Kong pour venger sa fille, victime de tueurs à gages. Sur son passeport est marqué "cuisinier". 20 ans plus tôt, il était un tueur professionnel.







ANTICHRIST
de Lars von Trier
Durée : 1h 44min
Genre : Thriller, Epouvante-horreur
Date de sortie : 03 Juin 2009
Avec : Charlotte Gainsbourg, Willem Dafoe

Palme d'or en 2000 avec Dancer in the dark.
Long-métrage d'horreur tourné en langue anglaise et réalisé, l'été 2008, en Allemagne
Pitch : l'histoire d'un couple qui se retire dans une maison perdue en forêt après la mort de leur fils

Un couple en deuil se retire à " Eden ", un chalet isolé dans la forêt, où ils espèrent guérir leurs coeurs et sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et les choses vont de mal en pis..





Critiques :

"Deuil, douleur, désespoir : les cartons qui annoncent les chapitres du nouveau film de Lars Von Trier ne mentent pas. C’est bien cela qui attend le malheureux spectateur de cette psychothérapie à 10 millions de dollars, dont on espère seulement qu’elle aura, au moins, soulagé son auteur. Car pour le spectateur, quelle souffrance !
...Pour agrémenter ce charmant programme, Lars Von Trier a prévu plusieurs scènes de sexe sauvage, deux masturbations en gros plan (dont une avec éjaculation de sang), une séance de torture à la chignole et, last but not least, une auto-excision au ciseau, filmée en gros plan chirurgical. Le tout dans une ambiance générale de film d’horreur (nuit, brouillard, fantômes, hurlements et musique flippante).
Le réalisateur danois, qui pousse ici ses obsessions habituelles à leur paroxysme, explique avoir écrit et tourné le film dans un moment de grande dépression. On le croit volontiers et on espère sincèrement que ça va mieux. Le problème, c’est que c’est le spectateur qui en sort malade. Les séquences d’animaux parlants et le carton final, dans lequel le réalisateur dédie son film à Andreï Tarkovski, ont arraché des fous rires nerveux en séance de presse. On attendait avec intérêt les réactions du public de la séance officielle, en prévision de fuites épouvantées de robes longues et de smokings sur la Croisette, voire de suicides collectifs dans les balcons."
Philippe Dupuy - Nice Matin


A L'ORIGINE
de Xavier Giannoli
Film français.
Genre : Drame
Durée : 2h 30min
Distribué par EuropaCorp Distribution
Avec : François Cluzet, Emmanuelle Devos, Gérard Depardieu

Giannoli, laureat de la palme d'or du court métrage en 1998 avec L'échange, était en compétition en 2006 avec Quand j'étais chanteur avec Cécile de France et Gerard Depardieu.
Histoire d'amour improbable entre un petit escroc et une femme maire d'un village.

En France, aujourd'hui, un petit escroc sans envergure réussit à se faire passer pour un chef de chantier responsable de la construction d'un tronçon d'autoroute.
Il va duper toute une région, engager une dizaine d'ouvriers et profiter cyniquement de son escroquerie avant de rencontrer une femme, maire d'une petite ville que traverse sa route.
Elle le trouble, le fragilise, lui révèle un monde qu'il ne connaissait pas : les sentiments.
Jusqu'où ira-t-il pour sauver ses victimes, pour se sauver lui-même de son mensonge ?

Critiques :

"...De ce sujet, basé sur une histoire entièrement vraie, Xavier Giannoli a tiré un film puissant et émouvant, très ancré dans la réalité, qui n’a peut-être pas toutes les qualités requises pour faire une grande carrière au Festival, mais que l’on défendra bec et ongles lors de sa sortie en salles, en octobre."
Philippe Dupuy - Nice matin

François Cluzet et Emmanuelle Devos



SOUDAIN LE VIDE
de Gaspar Noé
Avec Nathaniel Brown, Paz de la Huerta, Cyril Roy
Genre : Science fiction, Drame
Durée : 2h 30min
Distribué par Wild Bunch Distribution

Gaspar Noé, déjà venu à Cannes pour Irréversible avec Monica Belluci et Vincent Cassel.
Pitch : l'histoire d'un jeune dealer de drogue à Tokyo, tué par des policiers corrompus après avoir juré à sa petite soeur qu'il serait toujours à ses côtés.

Oscar et sa soeur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d'une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu'il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa soeur de ne jamais l'abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques et cauchemardesques. Passé, présent et futur se mélangent dans un maelstrom hallucinatoire.



LES HERBES FOLLES
de Alain Resnais
Grand prix spécial du jury en 1980 avec Mon oncle d'Amérique.
Date de sortie : 21 Octobre 2009
Durée : 1h 36min
Avec : André Dussolier, Sabine Azéma, Emmanuelle Devos, Anne Consigny, Mathieu Almaric, Roger Pierre, Sara Forestier, Nicolas Duvauchelle.

Marguerite n'avait pas prévu qu'on lui volerait son sac à la sortie du magasin. Encore moins que le voleur jetterait le contenu dans un parking. Quant à Georges, s'il avait pu se douter, il ne se serait pas baissé pour le ramasser.

Sabine Azéma et Alain Resnais


THE TIME THAT REMAINS
de Elia Suleiman
Prix du jury en 2002 avec Intervention divine, membre du jury en 2006
Pitch : Histoire de la Palestine de la création de l'état d'Israel à nos jours.

Critiques :

"Plus autobiographique encore que son film précédent, Le Temps qu’il reste est censé raconter la vie de la famille Suleiman de 1948 à nos jours et dresser, à travers elle, un nouveau portrait de ces Palestiniens qui ont choisi de rester sur leur terre natale et ont été étiquetés « Arabes Israéliens ». À l’écran, on ne voit, hélas, qu’autocomplaisance, humour bancal et souvenirs familiaux sans grand intérêt. Le réalisateur se met largement en scène dans une composition qui voudrait s’inspirer de Buster Keaton, mais évoque plutôt curieusement Nosferatu. L’ensemble fait penser à un film à sketches dont on aurait oublié d’écrire les gags. Elia Suleiman a pourtant eu sept ans pour peaufiner son scénario. À croire qu’il avait tout dit dans Intervention divine. Bref, la déception est grande."
Philippe Dupuy - Nice matin


VISAGE
de Tsai Ming-Liang (Taiwan) (Face)
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h 18min
Date de sortie : 11 Novembre 2009
Avec : Mathieu Amalric, Jeanne Moreau, Fanny Ardant, Laetitia Casta, Jean-Pierre Léaud, Nathalie Baye

Déjà présent en 1998 avec The hole et en 2001 avec Et là-bas, quelle heure est-il ?

Un réalisateur Taïwanais est invité à tourner l'histoire de Salomé au Musée du Louvres. Malgré sa réputation, il tient absolument à confier le rôle du roi Hérode à Jean-Pierre Léaud. Pour donner à ce film au budget modeste une chance au box office, la production s'est résolue à confier le rôle de Salomé à une star de renommée internationale. Mais dès le début du tournage, les problèmes s'accumulent.

Critiques :

"Visage raconte le tournage, dans les sous-sols du Louvre, d’un film sur le mythe de la reine Salomé (Laetitia Casta, superbe) et du roi Hérode (Léaud, égal à lui-même). Mais dès le premier jour, tout va mal.Le réalisateur (Lee Kang-sheng, acteur fétiche de Tsai Ming-liang) perd sa mère, l’acteur principal part chez le dentiste au lieu de venir tourner et le cerf Zizou sur lequel on comptait pour la première scène a disparu.La productrice du film (Fanny Ardant, rayonnante comme jamais) s’arrache les cheveux mais doit partir à Taipei régler les obsèques de la défunte pendant que le film part littéralement à vau-l’eau (la chose est symbolisée par une séquence de fuite d’évier particulièrement burlesque).
Tourné en plans fixes et en son direct, avec un soin maniaque du cadrage, le film fonctionne comme une série de sketches hilarants, dans lesquels le réalisateur taïwanais se moque gentiment du cinéma (« Pabst, Truffaut, Welles...Tout le monde est parti, mais il reste Titi »), de sa propre idolâtrie (la biographie de Truffaut trône sur l’autel de sa défunte mère) et de ses acteurs. Léaud, particulièrement azimuté, tombe amoureux d’un moineau. Fanny Ardant, Nathalie Baye et Jeanne Moreau sont livrées à elles-mêmes dans une mémorable scène de dîner avorté. Casta bloquée par sa robe démentielle dans un escalier de service, teste sa déclaration d’amour devant un assistant chinois ahuri...
Présenté en fin de Festival, devant une critique épuisée par ses six-huit heures de projections quotidiennes, ce film de plus de deux heures, certes long et esthétisant, mais aussi très drôle, malin et gonflé, n’a sans doute pas reçu l’accueil qu’il méritait. Le jury lui rendra-t-il justice ?."
Philippe Dupuy - Nice Matin


Laetitia Casta


FISH TANK
de Andrea Arnold
Genre : Drame
Durée : 2h 2min
Avec : Katie Jarvis, Kierston Wareing, Michael Fassbender

Andrea Arnold, réalisatrice britannique (fait partie des trois femmes sur les 20 cinéastes en compétition), a déjà été récompensée en 2006 pour son 1er film Red road.
Le film relate l'histoire dramatique de Mia, une adolescente à problèmes, rejetée par ses amis.

Mia, 15 ans, adolescente à problème, a été exclue du collège et est rejetée par ses amis. Un jour d'été, sa mère rentre à la maison en compagnie d'un inconnu, Connor, qui promet de faire leur bonheur..

Katie Jarvis


Critiques :

"Le film raconte l’histoire de Mia (Katie Jarvis, prix d’interprétation obligatoire), une jeune ado énervée et fan de hip-hop, qui vit avec sa mère et sa petite sœur dans une HLM bien pourrie de banlieue.
En rupture de lycée, elle passe son temps à zoner dans sa cité et à s’entraîner à la breakdance, seule dans un appartement inoccupé dont elle a forcé la porte.
Petite sœur de Rosetta et de Lisbeth Salander (Katie Jarvis aurait pu postuler pour le rôle phare de Millenium), Mia n’hésite pas à donner des coups de boule, façon Zizou, aux copines du quartier qui la prennent pour une demeurée et à traiter sa mère (Kierston Wareing) de pétasse quand elle la voit se comporter comme une ado attardée avec son nouveau copain Connor (Michael Fassbender). L’intrusion dans le cercle familial de ce dernier, visiblement issu d’un milieu différent, va bouleverser la vie de Mia...
Rythme particulier
Fish Tank représente à peu près tout ce que le cinéma anglais sait faire de mieux (réalisme social, étude de mœurs, réalisation punchy, utilisation de la musique...) avec, en plus, le regard et le rythme très particulier d’une réalisatrice qui sait ralentir la cadence et s’arrêter pour planter un décor et donner leur chance à tous ses personnages.Aucun n’est oublié, de sorte qu’outre la débutante Katie Jarvis, tous les acteurs pourraient prétendre à un prix d’interprétation, à commencer par Michael Fassbender, déjà au mieux l’an dernier dans Hunger et qui est encore une fois formidable.
Alors que Ken Loach, avec lequel elle se retrouve en concurrence cette année, fait aujourd’hui des films historiques (Le vent se lève) ou des comédies sans conséquences (Looking for Eric), Andrea Arnold semble avoir repris le flambeau de ce cinéma que l’on a tant aimé depuis Kes et Family Life. On s’en réjouit, en espérant que la présentation du film en ouverture de compétition ne nuise pas à ses chances au palmarès."
Philippe Dupuy - Nice Matin


VINCERE
de Marco Bellocchio
Avec Giovanna Mezzogiorno, Filippo Timi, Corrado Invernizzi

Membre du jury en 2007, Marco Bellochio a souvent été en compétition sans avoir jamais remporté de prix.
Le film relate la vie d'Ida Dalser, la maitresse de Benito Mussolini, et d'Albino, l'enfant né de leur liaison secrète.

Dans la vie de Mussolini, il y a un lourd secret que l'histoire officielle ne raconte pas : une femme, Ida Dalser, et un enfant, Benito Albino ? conçu, reconnu puis désavoué. Ida rencontre Mussolini de manière fugace à Trente et en est éblouie. Elle le retrouve à Milan où il est un ardent militant socialiste qui harangue les foules et dirige le quotidien l'Avanti. Ida croit en lui, en ses idées. Pour l'aider à financer le Popolo d'Italia, point de départ du futur parti fasciste,elle vend tous ses biens... Lorsque la guerre éclate, Benito Mussolini s'engage et disparaît de la vie de la jeune maman, qui découvrira avec stupeur qu'il est déjà marié avec une autre femme. Ida n'aura dès lors de cesse de revendiquer sa qualité d'épouse légitime et de mère du fils aîné de Mussolini, mais sera systématiquement éloignée de force et son enfant mis dans un institut. Pourtant, elle ne se rendra jamais et ne cessera de revendiquer haut et fort sa vérité.

© Daniele Musso


Critiques :

"Un mélodrame historique dans lequel Marco Bellocchio fait preuve d’une grande ambition de cinéma, mais qui laisse un peu sceptique au bout du compte.
Le parallèle entre cette histoire d’amour fou, magnifiquement filmée, et la montée du fascisme, seulement illustrée par des images d’archive de discours du Duce, n’est pas particulièrement convaincant.On ne voit jamais les effets du totalitarisme en marche autrement que sur la pauvre Ida, et l’emphase guette le film à chaque instant.
Reste la composition superbe de Giovanna Mezzogiorno, qui illuminait déjà de sa beauté l’an dernier le Rendez-vous à Palerme de Wim Wenders et qui est ici à tomber, même au pire de la déchéance de son personnage."
Philippe Dupuy - Nice Matin.


LE RUBAN BLANC
de Michael Haneke (Das weisse Band)
Genre : Drame
Durée : 2h 24min
Date de sortie : 21 Octobre 2009
Distribué par Les Films du Losange
Avec : Susanne Lothar (Funny Games) et Ulrick Tukur (La vie des autres), Josef Bierbichler

Haneke, lauréat du grand prix pour La pianiste en 2001 avec Isabelle Huppert, et du Prix de la mise en scène en 2005 pour Caché .
Montée du nazisme dans l'Autriche d'avant-guerre.
Le film se déroule dans un viilage protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la première guerre mondiale : histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Critiques :

"...son film le plus ambitieux, le plus réussi et le plus « aimable », y compris par le grand public.
Rompant avec la sécheresse de ses films précédents, Le ruban blanc est, en effet, une œuvre forte d’une ampleur inaccoutumée, tournée en cinémascope, dans un Noir et Blanc somptueux. Michael Haneke y développe ses thèmes favoris (famille, violence, éducation, réflexion sur le passé) mais sans choquer le spectateur, ni avilir ses acteurs. Une première ! Et contrairement à beaucoup de films présentés cette année en compétition, Le ruban blanc tient jusqu’au bout son cahier des charges. Il s’agissait, en effet, de montrer comment l’éducation protestante prussienne avait pu porter en elle les germes du nazisme. Pour y parvenir, le réalisateur a choisi de raconter l’histoire d’un petit village de la campagne allemande victime, à la veille de la première guerre mondiale, d’une série de faits divers apparemment anodins, mais qui troublent fortement l’ordre de cette petite communauté, qui vivait jusque-là en paix malgré la rigueur de ses codes moraux et sociaux. L’assassinat de l’archiduc d’Autriche a Sarajevo, prélude à la première guerre mondiale, fera curieusement écho à ces dérèglements. Un monde s’apprête à basculer et on ne pourra s’empêcher de penser que les beaux enfants blonds, auxquels le réalisateur d’attache pendant tout le film, seront les futurs maîtres impitoyables du Troisième Reich. Grand film, grande Palme."
Philippe Dupuy - Nice matin.




NUIT D'IVRESSE PRINTANIERE
de Lou Ye (Spring fever) (Chine)
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 55min
Avec Qin Hao, Chen Sicheng, Wang Ping Plus...

Lou Ye a déjà participé à la sélection officielle en 2003 avec Purple butterfly et en 2006 avec Palais d'été pour lequel il fut censuré en Chine pour l'avoir présenté sans l'aval des autorités.
Pitch : la liaison torride entre un ouvrier français avec une jeune immigrée chinoise.

Nankin, de nos jours. Luo Haitao a été engagé par la femme de Wang Ping pour espionner la relation passionnée que celui-ci entretient avec un homme. Mais la situation lui échappe : Luo Haitao et Li Jing, sa petite amie, sont aspirés dans cette relation, submergés par le tourbillon des nuits d'ivresse printanière. Ils sont tous bientôt possédés par une exaltante folie des sens, un mal dangereux qui soumet les coeurs et égare les esprits...
Une superbe description de la jalousie et de l'obsession, suffocante, incroyablement érotique. Le désir et l'amour sans limite, par le réalisateur internationalement reconnu de Suzhou River, Purple Butterfly et Une jeunesse chinoise.



Critiques :

"De Nuit d’ivresse printanière, le nouveau Lou Ye (Une jeunesse chinoise), on pourrait assez facilement écrire qu’il nous a saoulés. On s’ennuie ferme, en effet, au long de ces deux heures de “Jules et Jim homosexuel”, dont les personnages ont l’air aussi accablés que les spectateurs à la sortie."
Philippe Dupuy - Nice Matin


THIRST, CECI EST MON SANG...
de Chan-wook Park (Corée du sud)
Genre : Drame, Thriller
Durée : 2h 13min
Avec Song Kang-Ho, Shin Ha-Kyun, Ok-bin Kim

Lauréat du grand prix en 2004 pour Old Boy (jury présidé par Quentin Tarantino, en compétition cette année avec lui).
pitch : film de vampires moderne

Un prêtre dévoué et aimé se porte volontaire pour une expérience. Mais celle-ci tourne mal et le transforme en vampire. Les changements psychologiques et physiques vont peu à peu le transformer et le faire sombrer dans la dépravation. Le prêtre devra alors lutter pour sauver sa part d'humanité.

Song Kang-Ho


Plus d'infos sur ce film

Critiques :

"Un film de vampires par le réalisateur de Old Boy (Grand Prix choc du Festival 2004), on s’en pourléchait d’avance les babines. D’où déception considérable devant Thirst, ceci est mon sang.Une histoire grand-guignolesque de prêtre transformé en vampire par un vaccin expérimental, qui séduit la femme d’un de ses amis d’enfance et finit par exterminer la famille de ce dernier...
Le réalisateur Coréen Park Chan-wook s’est largement inspiré du roman d’Emile Zola Thérèse Raquin pour le cadre familial et l’intrigue amoureuse, qui constituent la meilleure part du film.Il affirme, pour le reste, avoir voulu « déconstruire le mythe du vampire », et là c’est plutôt raté.
La mise en scène, toujours spectaculaire, avec des mouvements de caméra dignes de la Foire du trône, ne suffit pas à soutenir l’intérêt et l’on ne retient au final qu’un festival d’hémoglobine et de bruits de succion, comme dans n’importe quelle série B espagnole ou italienne des années 70.
On conseillera donc aux amateurs de revoir plutôt les anciens Jesse Franco."
Philippe Dupuy - Nice Matin

UN PROPHETE
de Jacques Audiard
Genre : Drame
Durée : 2h 35min
Distribué par UGC Distribution
Date de sortie : 26 Août 2009
Avec Tahar Rahim, Niels Arestrup, Maeva Blue

Deuxième présence en compétition pour Jacques Audiard, récompensé du Prix du meilleur scénario en 1996 pour Un héros très discret.
Drame sur l'ascension criminelle d'un jeune maghrébin dans le monde des cités.

Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena, ne sait ni lire, ni écrire. À son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 18 ans.
D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des " missions ", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...

Tahar Rahim


Critiques :

"...il faut tout de suite préciser que Jacques Audiard (Sur mes lèvres, De battre mon cœur s’est arrêté, Regarde les hommes tomber), qui est probablement le meilleur réalisateur français actuel, ne déçoit pas une seconde les espoirs que l’on plaçait en lui. Un prophète est un grand film de prison, et pas seulement. Il s’attache au destin de Malik (Tahar Rahim, bon candidat au prix d’interprétation), un jeune délinquant de 19 ans, condamné à six ans de centrale pour violences, qui tombe sous la coupe d’un vieux caïd corse (Niels Arestrup, magnifique).Il va devoir apprendre les règles cruelles de la vie pénitentiaire pour sauver sa peau et parvenir à créer son propre business. Superbement écrit, impeccablement mis en scène, avec des acteurs dirigés de main de maître, ce Scarface cellulaire est un vrai choc. Il n’y manque pas grand-chose pour en faire un chef d’œuvre digne d’un Scorsese français. Une palme aiderait évidemment à expédier plus de spectateurs à l’ombre le 26 août, jour de sa sortie en salles. Mais deux palmes françaises de suite, est-ce réellement envisageable sans tomber dans le délit de favoritisme ?"
Philipe Dupuy - Nice Matin


MAP OF THE SOUNDS OF TOKYO
de Isabel Coixet (Espagne)
Genre : Drame
Durée : 1h 44min
Avec Rinko Kikuchi, Sergi López, Min Tanaka

Réalisatrice espagnole, nouvelle venue à Cannes.
Pitch : Une employée de poissonnerie qui devient tueuse professionnelle.

Critiques :

"Sacrifiée en dernière séance, la réalisatrice espagnole Isabel Coixet (Ma vie sans moi) n’a convaincu personne avec sa Carte des sons de Tokyo, histoire d’amour inutilement emberlificotée entre un marchand de vin expatrié (Sergi Lopez), dévasté par le suicide de sa femme japonaise et la tueuse à gages, mutique mais romantique (Rinko Kikuchi, révélée dans Babel), qui a été payée par son beau-père, inconsolable, pour l’assassiner. En salles, ça se laissera voir sans problème, mais en compétition à Cannes, quelle drôle d’idée ? Le film surnuméraire de la sélection."
Philippe Dupuy - Nice Matin

Rinko Kikuchi


KINATAY
de Brillante Mendoza (Philippines)
Durée : 1h 45min.

Mendoza était présent en compétition en 2008 avec Serbis.

Critiques :

"Comme toute sélection qui se respecte, celle de 2009 comporte un film “purge”, uniquement destiné à tester la capacité de résistance des festivaliers avant d’attaquer la deuxième partie du programme.
C’est au nouveau film du réalisateur philippin Brillante Mendoza, Kinatay (« Massacre ») que ce rôle a visiblement été dévolu cette année. Un choix judicieux : M.Mendoza nous avait déjà sérieusement tapé sur les nerfs l’an dernier avec Serbis, pénible plongée, en son direct et « live action », dans les backrooms d’un cinéma porno familial. Il récidive fort logiquement avec le bien nommé Massacre où l’on suit, pendant deux heures, les affres d’un jeune garçon partagé entre une carrière dans la police et une autre dans le crime organisé.Embarqué dans une expédition punitive contre une prostituée droguée qui a arnaqué les truands pour lesquels il fait des petits boulots, histoire d’arrondir ses fins de mois, notre héros aura-t-il un sursaut de conscience ou basculera-t-il définitivement du côté obscur ? C’est la question centrale de Kinatay.Pour connaître la réponse, le spectateur doit supporter une heure de route cahoteuse, enfermé dans le van avec lequel les truands transportent leur victime jusqu’au lieu de son exécution et une autre heure consacrée à la séance de torture et au démembrement de la malheureuse avec une machette émoussée. Excellent !"
Philippe Dupuy - Nice Matin


SELECTION OFFICIELLE - HORS COMPETITION

AGORA
de Alejandro Amenabar (Espagne, USA)
Genre : Drame, Aventure, Historique
Durée : 2h 10min
Distribué par Mars Distribution
Avec : Rachel Weisz, Oscar Isaac, Ashraf Barhom

IVème siècle après Jésus-Christ. L'Egypte est sous domination romaine. A Alexandrie, la révolte des Chrétiens gronde. Réfugiée dans la grande Bibliothèque, désormais menacée par la colère des insurgés, la brillante astronome Hypatie tente de préserver les connaissances accumulées depuis des siècles, avec l'aide de ses disciples. Parmi eux, deux hommes se disputent l'amour d'Hypatie : Oreste et le jeune esclave Davus, déchiré entre ses sentiments et la perspective d'être affranchi s'il accepte de rejoindre les Chrétiens, de plus en plus puissants..

Rachel Weisz


Critiques :

"Agora, péplum chrétien sur fond d’astronomie ? On n’en est pas loin.Ajoutez à cela, comme dans toute bonne superproduction, une pincée de romances contrariées et vous tenez le nouveau Alejandro Amenabar, Oscar du meilleur film étranger pour Mar Adentro en 2004. Budget astronomique de 50 millions d’euros, quatre mois de tournage à Malte, casting luxueux (l’oscarisée Rachel Weisz, Max Minghella, fils de feu le réalisateur Anthony Minghella, Michael Lonsdale...) le réalisateur hispano-chilien s’est lâché.
« Je voulais retrouver la sensation du direct d’un journal télévisé. Comme si CNN filmait ce qui se passait au IVe siècle », déclare Amenabar. Le spectateur lui ingurgite une clinquante fresque avec flonflons philharmoniques et chœurs à la Enigma où se mélangent plus ou moins digestement histoire, religion, science et passion. Sans parler du tic de réalisation : de fréquents zooms du cosmos à la Google Earth. Le but : placer le spectateur dans la peau astrale d’une divinité qui observe s’agiter la fourmilière.
Tout cela est effectivement très industrieux et manque d’âme.
Bref, le long chemin de croix qu’est Agora (2 h 20) pourrait déclencher de l’agoraphobie en salles obscures. Surtout lorsqu’on est fan de l’Alejandro Amenabar qui signa Les Autres avec Nicole Kidman."
Laurent Amalric - Nice Matin

L'IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS
de Terry Gilliam
Genre : Fantastique, Aventure
Durée : 2h 2min
Date de sortie : 11 Novembre 2009
Distribué par Metropolitan FilmExport
Avec : Johnny Depp, Jude Law, Heath Ledger, Colin Farrell, Christopher Plummer, Tom Waits

L'extraordinaire histoire du Dr Parnassus et de son Imaginarium, un spectacle ambulant où le public peut choisir entre la joie et la tristesse, la lumière et l'obscurité... Mais béni par le don de guider l'imagination des autres, il est lui-même maudit par un sombre secret...



L'ARMEE DU CRIME
de Robert Guédiguian
Genre : Historique
Durée : 2h 5min
Distribué par StudioCanal
Date de sortie : 16 Septembre 2009
Avec Simon Abkarian, Virginie Ledoyen, Robinson Stévenin, Grégoire Leprince-Ringuet, Lola Naymar, Jean-Pierre Darroussin, Ariane Ascaride, Adrien Jolivet


Dans Paris occupé par les allemands, l'ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de très jeunes juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu'ils aiment, celle des Droits de l'Homme.
Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros.
Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures...
Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944.
Dans une ultime opération de propagande, ils seront présentés comme une Armée du crime, leurs visages en médaillon sur un fond rouge placardés sur les murs de toutes les villes du pays. Ces immigrés, morts pour la France, entrent dans la légende.
C'est cette belle et tragique histoire que raconte le film.



Film d'ouverture

LA-HAUT
(Up) de Pete Docter et Bob Peterson
Genre : Animation
Durée : 1h 35min
Date de sortie : 29 Juillet 2009

Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s'envoler vers l'Amérique du Sud, il ne s'attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant... Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l'imagination.





Séances de minuit

PANIQUE AU VILLAGE
de Stéphane Aubier et Vincent Patar - 1er film
Genre : Animation
Durée : 1h 15min
Date de sortie : Octobre 2009
Distribué par Gebeka Films
Avec Benoît Poelvoorde, Bouli Lanners, Frédéric Jannin
Film français, belge.

Co-Boy et Indien sont des professionnels de la catastrophe. Dès qu'ils ont un projet, le chaos sort de sa boîte. Cette fois, ils veulent souhaiter un joyeux anniversaire à Cheval.
Quel cadeau ? Un barbecue à faire soi-même !
Belle idée, sauf que la commande dérape, et que Co-Boy et Indien se font livrer un milliard de briques ! Ce n'est plus un anniversaire, c'est un tsunami ! La maison de Cheval disparaît sous les briques, écrasée.
Il faut la reconstruire ! Tu parles d'un anniversaire ! Surtout que des voleurs s'emparent des murs dès qu'ils sont bâtis ! Décidemment, Cheval ne pourra jamais profiter de ce jour spécial pour rejoindre la pouliche qu'il aime...



JUSQU'EN ENFER
(Drag me to Hell)
de Sam Raimi
Avec : Alison Lohman, Justin Long, Jessica Lucas
Sortie : 27 Mai 2009
Christine est une spécialiste en crédit immobilier, à qui l'on reproche d'être trop gentille. Pour redorer son image, elle va refuser le dossier d'une étrange vieille femme, Mrs Ganush. Mais sa cliente, très en colère, a le pouvoir de communiquer avec des démons...



Plus d'infos sur ce film

NE TE RETOURNE PAS
de Marina de Van
Avec : Sophie Marceau, Monica Belluci
Sortie : 3 Juin 2009

Jeanne, plongée dans l'écriture d'un premier roman, constate des changements mystérieux autour d'elle et voit son corps se transformer... Son entourage ne semble pas s'en apercevoir.
Troublée, elle découvre chez sa mère une photographie qui la met sur la trace d'une femme, en Italie. Jeanne, désormais transformée, y trouvera la clef d'un étrange passé...





Critiques :

"La réalisatrice de Dans ma peau (qui a de la suite dans les idées), a concocté un scénario biscornu, dans lequel le personnage de Sophie Marceau, écrivain en proie aux affres de la création, cherche à retrouver des souvenirs d’enfance effacés par un grave accident de voiture.
Ce faisant, elle voit son univers quotidien se transformer peu à peu et finit par devenir elle-même une autre : en l’occurrence Monica Bellucci. On en connaît qui s’estimeraient plutôt heureuses, mais pas notre Sophie que cette transmigration a tendance à rendre légèrement parano.
Son mari et ses enfants se seraient il ligués contre elle pour la rendre gaga ? Est-elle tout simplement entrain de devenir folle ? La piste du complot familial vite évacuée (qu’on change ses meubles de place, c’est une chose, mais qu’on la transforme physiquement à l’insu de son plein gré, c’est quand même plus dur à avaler...) restent deux hypothèses : une tumeur au cerveau ou un cas peu banal de schyzophrénie galopante.
Sophie Bellucci ou Monica Marceau ?
Devenue moitié Marceau-moitié Bellucci (grâce à un maquillage particulièrement croquignolet qui lui partage le visage en deux, effet comique assuré), l’héroïne persiste néanmoins à se croire saine d’esprit et part en Italie à la recherche de son passé.
Elle a, en effet, tout oublié de son enfance jusqu’à l’âge de huit ans et soupçonne que là réside la clé de l’énigme. C’est effectivement le cas, mais on n’en dira pas plus pour préserver le suspens qui constitue à peu près la seule raison de rester jusqu’à la fin.
Pour le reste, en effet, pas grand-chose à sauver de cette mauvaise caricature de film fantastique, qui lorgne vers David Lynch et Cronenberg mais s’embourbe rapidement dans une débauche d’effets spéciaux aussi inutiles que grotesques (morphing, pustules, déformations, scarifications et compagnie).
Marceau et Bellucci font ce qu’elles peuvent pour conserver un minimum de dignité à l’affaire, mais la scène finale carbonise définitivement tous leurs efforts.
On partira effectivement de Cannes sans se retourner sur ce film très oubliable."
Philippe Dupuy - Nice Matin

Séances spéciales

MON VOISIN, MON TUEUR
de Anne Aghion (My Neighbor, My Killer) (USA)
Genre : Documentaire
Durée : 1h 20min

En 1994, le génocide des Tutsis par les Hutus a laissé le Rwanda physiquement et psychologiquement très fragile. La loi Gacaca mandate alors les Tutsis et les Hutus à se réconcilier pour reconstruire la nation. Anne Aghion a passé neuf ans durant le processus de paix pour réaliser ce documentaire.



MANILA
de Adolfo Alix Jr. et Raya Martin (Philippines)
Genre : Drame
Durée : 1h 30min
Avec Piolo Pascual, Jon Avila, Aleck Bovick

William, un drogué tente de se reconstruire et de se reconnecter avec les gens autour de lui.

MIN YE
de Souleymane Cissé (Mali)
Durée : 2h 15min

Un couple de la bourgeoisie bamakoise est confrontée à une tradition socioculturelle bien ancrée dans la société malienne : la polygamie !

L'ÉPINE DANS LE CŒUR
de Michel Gondry
Genre : Documentaire
Durée : 1h 22min

Un documentaire sur la tante de Michel Gondry...

LA COUR DES PLAIGNANTS
de Zhao Liang (Petition)
Durée : 2h.

JAFFA
de Keren Yedaya (Kalat Hayam) (Allemagne, Israël, France)
Genre : Drame
Durée : 1h 50min
Date de sortie : 10 Juin 2009
Avec Ronit Elkabetz, Dana Ivgy, Moni Moshonov

Jaffa, non loin de Tel Aviv. Le père de Mali est propriétaire d'un garage où travaillent Hassan et son son fils Toufik. Les relations entre employeurs juifs et salariés arabes sont bonnes en apparence... Mali et Toufik vivent une aventure passionnelle depuis plusieurs années, qu'ils cachent à leurs familles par crainte de leurs réactions. Lorsque Mali tombe enceinte par accident, ils décident d'agir.



Film de clôture :

COCO CHANEL ET IGOR STRAVINSKY
de Jan Kounen
Genre : Drame, Romance
Durée : 2h
Distribué par Wild Bunch Distribution
Avec Anna Mouglalis, Mads Mikkelsen, Elena Morozova

Paris, 1913. Coco Chanel est éprise du jeune et fortuné Boy Chapel, mais elle est surtout dédiée à son travail. Igor Stravinsky répète Le Sacre du Printemps. Les dissonances révolutionnaires de la partition du compositeur rappellent à bien des égards le travail radical de la créatrice.
Coco se rend à la Première du Sacre du Printemps habillée d'une éclatante robe blanche en opposition aux tenues de soirée de la morne bourgeoisie parisienne. Trop modernes et anticonformistes, la musique et le ballet sont conspués par une salle au bord de l'émeute. Igor est inconsolable.
Sept ans plus tard, Coco, en dépit de son succès, est dévastée par la disparition de Boy, mort dans un accident de voiture.
Igor, à la suite de la révolution russe est maintenant réfugié à Paris, ruiné.
Diaghilev, l'imprésario des ballets russes organise leur rencontre. Ils sont fascinés l'un par l'autre. Coco propose à Igor de l'héberger dans sa nouvelle villa à Garches. Le compositeur s'y installe au début de l'été, accompagné par sa femme Catherine (atteinte de la tuberculose), leurs quatre enfants et une ménagerie d'oiseaux.



UN CERTAIN REGARD

Mother de Bong Joon-ho
Avec Won Bin, Kim Hye-Ja, Jin Ku Plus...
Film sud-coréen.
Genre : Drame, Thriller
Durée : 2h 10min.
Distribué par Diaphana Films

Un loser asocial se retrouve accusé d'un meurtre particulièrement horrible. Sa mère se met en tête de trouver le vrai coupable afin de lui éviter la prison.



Irene de Alain Cavalier
Film français.
Durée : 1h 23min
Distribué par Pyramide Distribution

Irène et le cinéaste. Relation forte et en même temps pleine d'ombres. Irène disparaît. Reste un journal intime retrouvé des années après. Une fraîcheur. Une attirance. Un danger. Comment faire un film ?

Precious de Lee Daniels
Film américain.
Genre : Drame
Durée : 1h 49min
Avec Gabourey Sidibe, Lenny Kravitz, Mo'Nique, Mariah Carey

Clareece "Precious" Jones une jeune adolescente noire, illettrée vivant à Harlem, vient de donner naissance à son second enfant. Elle accepte d'entrer dans une école, peu ordinaire, où son professeur, une femme, l'aide à se construire un vie meilleure.

Demain dès l'aube de Denis Dercourt
Film français.
Genre : Drame, Thriller
Durée : 1h 36min.
Distribué par Diaphana Films
Date de sortie : 12 Août 2009
Avec Vincent Perez, Jérémie Renier, Adeline Zarudiansky, Aurélien Recoing, Anne Marivin

La relation de deux frères dont le plus jeune est passionné de batailles historiques, au point d'être coupé de la réalité. A la demande de la mère, le grand frère va tenter de sortir son petit frère de cette addiction...

A Deriva de Heitor Dhalia
Film brésilien.
Genre : Drame
Durée : 1h 41min
Date de sortie : 30 Septembre 2009
Avec Camilla Belle, Vincent Cassel, Cauã Reymond

Une jeune fille, âgée de 14 ans, voit sa vie bouleversée par la découverte des infidélités de son père, alors qu'elle s'éveille elle-même à la sexualité.

Kasi az gorbehaye Irani Khabar Nadareh (Chats persans) de Bahman Ghobadi
Film iranien.
Durée : 1h 6min

Critiques :

"L’ivresse printanière, on la trouvera plutôt du côté de Téhéran, où le réalisateur iranien Bahman Ghobadi a filmé, entre comédie et documentaire, la jeune scène rock locale.
Considérée comme « impure » la musique est bannie du pays des Ayatollahs, ce qui n’empêche pas les groupes de se former et de répéter dans des conditions souvent ubuesques (mention spéciale au groupe de metal qui répète dans une étable ce qui coupe l’appétit des vaches).
À travers l’itinéraire d’un duo de jeunes auteurs-compositeurs qui cherchent à recruter des musiciens pour un concert qui leur permettra de réunir l’argent nécessaire à leur départ à l’étranger, Chats Persans dresse le portrait d’une jeunesse déchirée entre la tentation de l’exil et l’espoir de faire changer les choses grâce à leur musique et leurs textes revendicatifs. Une vision étonnante de la société iranienne actuelle."
Philippe Dupuy - Nice Matin

Les Voyages du vent de Ciro Guerra (Los Viajes del viento)
Film colombien.
Durée : 1h 57min
Titre original :
Avec Agustin Nieves, Erminia Martinez, José Luis Torres

A la mort de sa femme, un vieil accordéoniste ambulant, lassé par son mode de vie décide de retrouver son maître et mentor afin de lui rendre l'instrument qu'il lui avait offert.

Le Père de mes enfants de Mia Hansen-Løve
Film français
Durée : 2h
Année de production : 2008
Distribué par Les Films du Losange
Date de sortie : 16 Décembre 2009
Avec Chiara Caselli, Louis-Do de Lencquesaing, Dominique Frot

Inspiré des derniers jours du producteur Humbert Balsan et les conséquences de son suicide sur ses proches.


Contes de l’âge d’or (Amintiri Din Epoca)[/b] de Aur de Hanno Höfer, Razvan Marculescu, Cristian Mungiu, Constantin Popescu, Ioana Uricaru


"Le cinéma roumain solde ses comptes avec le régime Ceaucescu dans ce délicieux film à sketches, initié par Cristian Mungiu (Palme d’Or 2007 pour 4 mois, 3 semaines et 2 jours).
Sur un mode drôle et picaresque qui rappelle un autre âge d’or - celui de la comédie sociale italienne -, ces Contes de l’âge d’or racontent en cinq « légendes urbaines » les aberrations de la dictature.
Dans le premier sketch, les habitants d’un village qui se préparaient à recevoir la visite d’un quelconque apparatchik, se retrouvent à tourner indéfiniment sur le manège monté pour l’occasion, parce que le délégué du parti a décrété que tout le monde devait l’essayer.Le propriétaire du manège a pris l’ordre au pied de la lettre et a embarqué à bord avec les autres. Sans personne à terre pour arrêter la machine, le manège tournera jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’essence. La séquence s’achève sur l’image Fellinienne du manège tournant encore au petit matin, symbole magnifique de tous les délires du régime.
Les autres contributions sont du même tonneau et font de ce film l’une des meilleures surprises de l’édition."
Philippe Dupuy - Nice Matin

Skazka Pro Temnotu de Nikolay Khomeriki

Dogtooth de Yorgos Lanthimos

Le Tsar de Pavel Lounguine

Independence de Raya Martin

Policier, adjectif de Corneliu Porumboiu

Nang Mai de Pen-Ek Ratanaruang

Mourir comme un homme de João Pedro Rodrigues

Eyes Wide Open de Haim Tabakman - 1er film

Samson and Delila de Warwick Thornton - 1er film

The Silent Army de Jean Van de Velde

Air Doll de Hirokazu Kore-eda
Film japonais.
Genre : Fantastique
Titre original : Kûki Ningyô
Distribué par Océan Films
Avec : Du-na Bae, Arata, Joe Odagiri

Une poupée gonflable prend vie et développe des sentiments humains. Elle tombe amoureuse d'un employé de vidéo-club...

Critiques :

"Air Doll est un conte poétique dans lequel une poupée gonflable prend vie grâce à l’amour que lui porte son propriétaire et part chaque matin, son devoir accompli, à la découverte du monde qu’elle observe avec le regard d’un nouveau-né. A la sortie, on hésite un peu entre « gonflant » (126 minutes de divagations tokyoïtes, c’est quand même un peu long) et « gonflé » (le sujet et son traitement sont plutôt osés), mais le film fait doucement son chemin dans l’esprit du spectateur et ses images y restent gravées plus durablement qu’on ne l’aurait cru. L’actrice principale, Bae Doo-na, longue tige au visage lunaire et aux petits seins pointus n’est, sans doute, pas pour rien dans le trouble que provoque ce film hallucinogène (qui ne manque évidemment pas d’air). On se demandera simplement, avec les Wampas, si c’est de l’amour ou de la persistance rétienne ?"
Philippe Dupuy - Nice MAtin


LIENS DIVERS

Cannes 2009 : la sélection ! - Artcicle de TCM FRance

Site du quotidien Nice Matin conscré au festival

[b]Site de France2 conscré au festival


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Dernière modification le : 28/05/2009 @ 07:10
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