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CANNES 2008 - L'ECHANGE (CHANGELING)


RESUME
Dans les années 20, une femme voit son fils se faire kidnapper. Elle finit par le récupérer, mais s'agit-il vraiment de son petit garçon ?

Los Angeles, 1928: un samedi matin dans une banlieue de classe ouvrière, Christine Collins (Angelina Jolie) dit au revoir à son fils, Walter, et part travailler (elle est standardiste). Quand elle rentre chez elle, elle découvre qu'il a disparu. Une recherche infructueuse s'ensuit, et des mois plus tard, un garçon qui prétend être son fils âgé de neuf ans, est de retour. Étourdi par le tourbillon de flics, de journalistes et ses émotions conflictuelles, Christine lui permet de passer la nuit. Mais dans son coeur, elle sait qu'il n'est pas Walter.
Christine tente alors de faire éclater la vérité, mais une police corrompue, habituée aux méthodes musclées, décide de redorer son blason en bouclant l'affaire et enferme la mère rebelle en hôpital psychiatrique.
Un prêtre charismatique, le révérend activiste Briegleb (John Malkovich) puis un avocat déterminé viennent à son secours et l'affaire rebondit avec l'arrestation d'un assassin d'enfants...

FICHE TECHNIQUE
Réalisateur : Clint Eastwood
Producteurs : Brian Grazer, Ron Howard, Rob Lorenz
Scénario : J. Michael Straczynski
Exportation/Distribution internationale : Universal Pictures, U.S.A.
Production : Imagine Entertainment, U.S.A / The Malpaso Company, U.S.A.
Durée : 2h20
Date de Sortie US : 7 Novembre 2008
Date de sortie France : 04 Février 2009


DISTRIBUTION
Angelina Jolie (Christine Collins)
John Malkovich (Révérend Briegleb)
Michael Kelly (Lieutenant Lester Ybarra)
Jeffrey Donovan (Capitaine J.J. Jones)

AUTOUR DU FILM
Le scénario est basé sur des événements réels qui ont eu lieu à Los Angeles en 1920.

Propos de Clint Eastwood :

«Vu que Cannes est un festival avec une compétition, autant y participer. Recevoir un prix ou pas, ce n’est pas le plus important: l’essentiel est défendre au mieux les intérêts du film. Et je ne suis pas comme ceux qui veulent absolument figurer hors compétition: refuser de prendre le risque de se confronter aux autres, je trouve ça hautain et ça ne me ressemble pas.»


CRITIQUES

"C'est une histoire vraie. Et un vrai drame familial, spectaculaire et bouleversant, reposant sur la disparition d’un enfant et sur l’obstination légitime d’une mère à refuser les erreurs de l’enquête policière.
Vous l’avez compris: «L’Echange» («The Exchange») est un excellent film. Rythmé, vivant, dramatique, élégant. Dirigé par Clint Eastwood et emmenée par une formidable Angelina Jolie, une lionne prête à tout pour retrouver son fils en dépit d’une apparence pleine de calme et de douceur. «La» future palme d’or? Possible, d’autant que c’est le premier film de la compétition qui se distingue vraiment de la veine ultra-réaliste des autres films de la compétition.
Mais les qualités de «L’Echange» peuvent aussi jouer contre lui: car c’est un film «classique», scénarisé et mis en scène selon les canons du cinéma hollywoodien. Un film qui correspond à ce qu’on attend de lui, présenté dans un contexte où l’on recherche souvent, au contraire, la surenchère esthétique. La «marque» de l’auteur. Récompenser ce type de film à Cannes pourrait passer comme un manque d’audace."
Stéphane Leblanc - 20 minutes

"Clint Eastwood, 77 ans, a une drôle de manière de voyager dans le temps. Plus les années passent, plus son cinéma se tourne vers le passé. Et maintenant qu'on est entré dans le XXIe siècle, il propose avec L'Echange un film d'un classicisme épuré, qui utilise le vocabulaire du vieil Hollywood avec une sincérité et une puissance d'expression qu'il est le seul à pouvoir susciter – question de foi dans le cinéma, sans doute.
A cette admiration devant la forme, il faut ajouter la quasi-stupeur qui saisit en comprenant au bout de quelques plans que L'Echange, film noir (le cinquième de son auteur à être en compétition à Cannes), est aussi un grand film politique, qui parle avec autorité et compassion de l'Amérique d'aujourd'hui.
Le scénario de J. Michael Straczynski (qui a surtout travaillé pour des séries télévisées et des comics) s'inspire d'un fait divers réel : en 1928, Walter Collins, un enfant de 9 ans, disparaît. Quelques semaines plus tard, la police de Los Angeles rend à sa mère, Christine, qui a élevé seule son fils, un enfant qui affirme être Walter. Elle ne reconnaît pas ce petit garçon et engage un combat inégal avec le Los Angeles Police Department (LAPD). Dans le même temps, la police découvre l'existence de Gordon Northcott, un tueur en série qui attire des petits garçons sur son ranch avant de les tuer et de les dépecer.
Les premières séquences, qui conduisent à la disparition de Walter, montrent le monde tel qu'il était juste avant que Clint Eastwood n'y entre. Les Etats-Unis modernes sont presque formés, Christine Collins (Angelina Jolie) vit dans une maison de plain-pied, il y a un réfrigérateur, une radio, une baignoire. Christine Collins travaille pour une entreprise de haute technologie, la Pacific Electric. Elle dirige un grand standard téléphonique, dans lequel elle circule en patins à roulettes. La Grande Dépression n'est pas encore là. Mais la cité est corrompue et sur les ondes, un pasteur presbytérien, Gustav Briegleb (John Malkovitch), prêche sans relâche contre les exactions et les crimes du LAPD, dirigé par James E. Davis.
Ce fossé entre la sécurité des foyers et la déliquescence sociale est un gouffre dans lequel le film s'installe. Pour empêcher Christine Collins de se faire entendre et d'exposer l'incompétence de l'institution, la police utilise tout l'arsenal répressif et peut compter sur l'appui du corps médical.
La reconstitution historique est impeccable, les moyens de la mise en scène et du scénario d'une limpidité parfaite. Chaque scène débute comme un acte liturgique, on sait ce qui sera dit, ce qui sera fait par chacun des personnages. Quand le chef de la brigade des mineurs, J.J. Jones (Jeffrey Donovan), tente de ramener Christine Collins à la raison, les répliques tombent comme des cartes à jouer. Et pourtant, elles sont aussi cruelles que si l'on n'avait jamais vu un bourreau de cinéma torturer une innocente.
Porté par l'énergie farouche d'Angelina Jolie, le personnage de Christine Collins est une héroïne classique qui affronte un monstre résolument moderne. Cette modernité est incarnée par le capitaine Jones, technocrate de la répression et de la corruption, dont Jeffrey Donovan fait l'un des meilleurs méchants de cinéma que l'on ait vu récemment, lisse, sans affect, indestructible.
Ce que veut dire Clint Eastwood apparaît très vite avec une clarté foudroyante : la société américaine demande parfois à ses membres d'échanger leur liberté contre un peu de tranquillité. Le LAPD pratique les exécutions extrajudiciaires et – selon les termes du bon pasteur Briegleb – ne lutte contre la pègre que pour éliminer la concurrence. Elle aime aussi à faire interner sans procès les gêneurs, comme ces femmes de policiers qui voudraient porter plainte parce que leurs maris les battent.
Très précisément, Clint Eastwood fait coïncider des éléments du scénario de L'Echange avec des titres de journaux de 2008. Ces arrestations arbitraires, cette corruption n'ont pas été extirpés, tout a repoussé depuis. Alors que le dernier film d'Eastwood, Mémoire de nos pères (2006), était une réflexion sceptique et désenchantée sur l'imperfection de la démocratie américaine, L'Echange est à la fois un formidable thriller et un appel pressant à la résistance."
Thomas Sotinel - Le monde

"On imagine l'embarras de Sean Penn, présidant le jury du dernier festival de Cannes : l'acteur vénère Clint Eastwood à qui il doit son oscar (pour Mystic River). Il aurait sans doute aimé lui remettre la Palme d'or. Seulement voilà, L'Echange n'est pas exactement un grand film. Ou alors un « grand film malade », selon la vieille formule paradoxale. Eastwood a la main lourde. Sa division du monde entre bons et méchants a rarement été aussi caricaturale.
Et il loupe la scène clé du film, celle qui conditionne tout : ce moment inaugural où l'héroïne, mère célibataire dont le garçonnet a disparu, se laisse convaincre par la police de reconnaître et de ramener à la maison un enfant qu'elle sait avec certitude ne pas être le sien... Pourtant, ce phénomène étrange a bien eu lieu à Los Angeles, en 1928 : L'Echange est tiré d'une histoire vraie, un carton le signifie d'emblée, comme pour donner du crédit à l'inconcevable. Mais la véracité n'est pas une garantie de vérité à l'écran. Clint Eastwood ne sait pas faire croire à l'énigmatique lapsus de son personnage, ce oui pour un non.
Pour autant, L'Echange est loin d'être ennuyeux ou dénué d'intérêt. Le fameux storytelling hollywoodien (l'art de raconter les histoires) opère, la situation est intrinsèquement forte, sur fond de rappels historiques - corruption et méfaits des autorités judiciaires et politiques de L.A. Ensuite, le film est étonnamment composite. Beaucoup d'éléments hétérogènes, intermittents ou inopinés, viennent bousculer sa linéarité. C'est d'abord la violence hallucinante de certaines scènes, massacres d'enfants ou exécution par pendaison, et, plus généralement, la dimension arriérée de cette Amérique barbare et misogyne, courant vers la crise de 29 (tiens...)
C'est aussi le choix a priori périlleux ­d'Angelina Jolie pour tenir le rôle principal. Ou comment Lara Croft (guerrière de jeux vidéo qui a fait la gloire de l'actrice) utilise sa maigreur de top-modèle pour exprimer une vulnérabilité de plus en plus émouvante, échalas glissant sur ses patins à roulettes d'opératrice en chef des télécoms - belle idée qui dit en même temps l'aise et l'entrave. Le scénario ne lui épargne aucune cruauté, et elle rejoint à la fin les grandes figures du mélo à l'ancienne, élégante et radieuse dans son malheur.
De façon plus latente, quelque chose cloche et intrigue dans la reconstitution, les rues sont quasi vides, la ville paraît inhabitée, la maison de l'héroïne, lugubre comme un ­caveau, même avant la disparition du fils. De sorte qu'on pourrait croire à l'imminence d'une révélation funeste, un peu comme dans Les Autres, ce thriller où Nicole ­Kidman s'aperçoit qu'elle et ses enfants sont morts depuis longtemps... De ce point de vue, et malgré le mot clé du film (espoir), les fans d'un Eastwood crépusculaire, popularisé par Million Dollar Baby, ne seront sans doute pas déçus."
Louis Guichard - Télérama

"Comme tous les artistes qui produisent régulièrement et qui vieillissent, Clint Eastwood est “victime” d’une certaine forme d’accoutumance. Comme avec Woody Allen, Claude Chabrol, ou Patrick Modiano en littérature, on s’habitue inconsciemment, la vibration extrême de la surprise devient rare, on se glisse confortablement dans les retrouvailles avec un créateur familier et on évalue avec un rien de routine la qualité du nouveau millésime. Ainsi, du moins à nos yeux, le cru Eastwood 2008 est bon, mais pas exceptionnel.
Inspiré d’un invraisemblable fait divers qui défraya la chronique à Los Angeles dans les années 20, L’Echange raconte l’histoire de Christine Collins, standardiste élevant seule son fils de 8 ans. Ce dernier disparaît un jour. La police le retrouve quelques semaines plus tard : léger problème, le garçonnet n’est pas son fils. S’ensuit un bras de fer entre le pot de terre Collins qui veut retrouver sa vraie progéniture et le pot de fer de l’institution policière qui veut à tout prix afficher un succès pour redorer son blason.
On retrouve dans L’Echange une ligne qui traverse tout le cinéma américain depuis les origines, celle opposant l’individu solitaire à la puissance d’un système. Christine Collins vient ainsi compléter la galerie “eastwoodienne” de personnages écartés du rêve américain après Bird, le Honkytonk Man, ou encore la jeune boxeuse de Million Dollar Baby. Collins est ici une figure doublement “faible”, de par sa condition sociale et parce que c’est une femme seule, qui doit affronter des institutions puissantes contrôlées par des hommes, dans une société fortement masculine et patriarcale. Cet aspect prend un tour effrayant dans les séquences de l’hôpital psychiatrique, passages où l’Amérique décrite par Eastwood ressemble à une dictature fasciste ou stalinienne, où règnent l’arbitraire et la violence des appareils de domination. Cette noirceur touche aussi l’enfance, comme dans Mystic River ou Un monde parfait. Des ogres rôdent, dans une société gangrenée par la crise économique où se multiplient les orphelins et autres enfants abandonnés. Cette sombre fresque américaine est portée par un classicisme fluide et tiré à quatre épingles. Clint Eastwood impressionne par la qualité sobre de sa reconstitution historique, l’élégance de ses travellings et fondus-enchaînés et cette aisance avec laquelle il circule du particulier au collectif, brossant à la fois le portrait d’une femme et d’une société. D’où vient alors notre légère réserve ? Peut-être de cette perfection justement, du sentiment que le film défile comme du papier à musique, sans fausses notes, mais sans surprise non plus, comme si tout semblait joué d’avance. Cet excès de maîtrise est incarné par la performance d’Angelina Jolie, qui porte le film sur ses graciles épaules : techniquement irréprochable, le travail de madame Pitt est taillé dans le bois dont on fait les oscars. Ce qui résume un film impeccablement peaufiné, qui assure son programme sans jamais se laisser déborder."
Serge Kaganski - Les inrockuptibles

VIDEOS


Vidéo 1 sur le tournage


Vidéo 2 sur le tournage

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Dernière modification le : 30/11/2008 @ 16:33
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